Tableau actuel de la prostitution française

A une époque, la prostitution était majoritairement liée aux maisons closes car la prostitution était considérée comme une activité qui se devait d’être « non-visible ». Mais aujourd’hui tout est différent, la prostitution est devenu quelque chose de plus « commun » et on peut la voir active à deux pas de chez soi. Le terme « commun » est d’autant plus approprié car la prostitution s’est intégrée massivement à notre société actuelle, elle a évolué avec les générations et a désormais pris des proportion sassez importante. Dans la partie précédente nous avons vu que le proxénétisme sous ses formes représente une grande partie de la prostitution actuelle. Dans cette partie nous allons davantage observer la prostitution sous les différentes formes dans lesquelles elle subsiste aujourd’hui. Au cours de nos recherches nous avons pu distinguer trois types de prostitutions qui sont très diversifiées les unes des autres.

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Parmi ces trois types de prostitutions, nous allons débuter par la prostitution dite « visible ». Ce type de prostitution dit la « prostitution de rue » est surement le type de prostitution le plus connu par sa popularité du à son affichage aux yeux de tous. Ce phénomène est notamment présent en majorité dans les grandes villes françaises tel que Paris, Marseille, Nice, et bien d’autre.

Cette activité est souvent exercée par des prostituées étrangères : en effet parmi les personnes prostituées vu sur la voie publique en 2010 la très grande majorité était étrangère. 

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                       Source : Recensement réalisé par la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne le 1er octobre 2010.        

Comme on peut le constater à la lecture de ce document, le nombre de prostituées étrangères sur la voie publique est largement supérieur à celui de prostituées françaises. De plus selon un  rapport d’activité de l’OCRTEH (Office Central pour la Répression de la Traite des Êtres Humains) de 2010, près de 90 % des personnes prostituées de rue aujourd’hui en France sont de nationalité étrangère. La prostitution de rue étrangère a commencé massivement en 1999 et depuis a évolué progressivement pour regroupe de nos jours pratiquement la totalité de la prostitution de rue. Ainsi, d’après le rapport de l’OCRTEH de 1999, sur 5 186 personnes prostituées contrôlées sur la voie publique en 1999, 2 111 sont étrangères, soit plus de 40 %. En 2001, les femmes de nationalité étrangère représentent 56 % des femmes prostituées sur la voie publique. En 2002, ce chiffre s’élevait à 63 %. En 2003, l’OCRTEH indiquait que 85 % des femmes mises en cause pour racolage et 70,5 % des hommes étaient de nationalité étrangère. En 2009, l’OCRTEH estime que 88 % des personnes mises en cause en 2008 pour racolage sont étrangères. En 2010, la part des personnes étrangères est estimée à 91 %.                                                                 

Une question est souvent posée au sujet de ce nombre incalculable de prostituées étrangères exerçant la prostitution sur la voie publique en France. D’où sont-elles originaire ?

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 Source : Rapport de l’OCRTEH, 2010.

 Les femmes étrangères qui se prostituent sur la voie publique viennent principalement d’Europe de l’Est, d’Afrique et de Chine. D’après les chiffres de l’OCRTEH qui s’appuie sur le document ci-dessus, parmi les femmes étrangères mises en cause pour racolage par la police nationale en 2010, on dénombrera que 40 % sont originaires d’Europe de l’Est et des Balkans, 38 % d’Afrique, 12,5 % d’Asie (dont 98 % de Chine) et 3,5 % d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.                                                                                                                                                                    Nous profitons de cette analyse de la prostitution de rue pour faire une parenthèse sur la prostitution masculine particulièrement transgenre qui est un phénomène populaire et fréquent sur la voie publique en France. Au sein de la prostitution masculine, il convient de faire une place spécifique à la prostitution des personnes transgenres ou plus communément dit « travestis ». Ce terme relativement nouveau regroupe toutes les personnes qui considèrent que le genre qui leur a été attribué à la naissance ne fournit qu’une description fragmentaire de leur identité réelle. Selon les chiffres de l’OCRTEH la prostitution transsexuelle représenterait entre 10 et 20% de la prostitution de rue. Les hommes étrangers qui exercent la prostitution sur la voie publique proviennent essentiellement d’Amérique latine. Parmi les hommes étrangers mis en cause pour racolage en 2010 72 % étaient originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, et 12,5 % du Maghreb.

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Parmi nos recherches on a pu catégoriser un autre type de prostitution. Si on pense que la prostitution sur la voie publique est dure à quantifier, avec la prostitution dite « discrète » c’est encore plus ardu. En effet la prostitution « discrète » porte bien son nom car elle est dure à appréhender et s’exerce souvent dans des lieux restreint de l’œil de tous. Où s’exerce-t-elle ? La prostitution discrète porte ce nom en raison des lieux d’activités dans lesquels elle est exercée. Ces lieux d’activités sont le plus souvent des bars à hôtesse, des salons de massages ou des appartements. Dans le cas des bars à hôtesse les serveurs et serveuses doivent jouer de leurs charmes pour amener le client à consommer plus d’alcool. Ces bars qui sont plus communément appelés « bars américains » sont en réalité des lieux ou l’activité prostitutionnelle est bien présente. Effectivement, avec ce témoignage d’une ex-serveuse : «Très vite, on se rend compte que les clients ne sont pas habitués à payer une bouteille à 150 euros pour ne rien faire avec les serveuses. Il fallait donc les recevoir dans les loges. La règle c’était donc : « à la première bouteille, tu fais un strip-tease, à la deuxième bouteille, tu branles, à la troisième bouteille, tu suces » […] En Corse, les bars américains sont de véritables bordels, les filles montent à l’étage pour faire de vraies passes. Un client qui prend une bouteille a droit immédiatement à une relation sexuelle » où elle témoigne bien des consignes données par ces anciens supérieurs hiérarchiques. Ces « bars américains » sont en majorité présents dans le sud de la France.                                                                                                                                                   

Deux autres lieux où la prostitution « discrète » agit massivement sont les salons de massages et les clubs à vocation sexuelle (strip-tease, échangisme, etc…). Ces lieux d’activités sont très dur à appréhender car les seules preuves pour prouver qu’il y a eu activité prostitutionnelle sont les témoins et comme très souvent ils refusent de tenir de telles déclarations c’est quasiment impossible. Autres difficultés que rencontre la police pour les appréhender est l’apparence de légalité de ces établissements. A Paris, la police judiciaire recense près de 130 salons de massages à activités prostitutionnelles et près de 480 clubs en France métropolitaine.                                                                                                                                                    

L’autre facteur de prostitution « discrète » est la prostitution par internet. Ce type prostitution montre bien que la prostitution a bien évoluée avec les nouvelles générations et qu’elle continue de s’adapter et de s’intégrer à la société d’aujourd’hui. Ce phénomène sévit en majorité sur des sites internet pour des « escort boy » ou « escort girl ». Selon M. Jean Yannick Pons, directeur du site de petites annonces Vivastreet, il existerait pas loin de 10 000 annonces distinctes à destination de la France qui apparaissent sur 5 à 10 sites dédiés.

 

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 Selon l'OVE (Observatoire de la Vie Etudiante) plus de 45 000 étudiants vivent aujourd'hui dans une situation de très grande pauvreté et 225 000 ont du mal à financer leurs études, à payer leurs loyers ou encore à vivre tout simplement. Le dernier type de prostitution que l’on a pu relever à travers nos recherches multiples est la prostitution dite « étudiante », elle est utilisé de manière quotidienne ou occasionnelle. La prostitution étudiante fait aujourd’hui l’attention particulière des médias car ce sujet mêle argent, jeunesse et sexualité. Mais il pourtant difficile de démêler le faux et le vrai, le fantasme et la réalité, dans ce sujet. La raison principale à cette prostitution est l'argent. Le sujet est délicat, mais les étudiantes aussi peuvent recourir à la prostitution pour payer leur loyer, financer leurs études ou bien « gagner » leur argent de poche  régulièrement ou de façon occasionnelle. Qu'elles soient issues de milieux favorisés ou défavorisés. Elles seraient de plus en plus nombreuses à faire commerce de leur corps. La très grande majorité des prostituées étudiantes font tout pour éviter la rue où agissent les réseaux de proxénétismes. Effectivement, c'est sur Internet que les étudiantes vendent aujourd'hui leurs charmes. Grâce aux outils technologiques comme les Webcams, elles prennent des photographies « érotiques » et font des petites annonces sur des sites spécialisés. Internet est un moyen de communication qui permet à ces jeunes femmes de faire ces activités prostitutionnelles en toute discrétion. Certaines « travaillent » dans les bars à hôtesses ou les agences d'escort girls. D'autres préfèrent utiliser Internet, qui est aussi un outil étonnant par sa rapidité son efficacité. Selon de nombreuses enquêtes tel que celle du quotidien français Le Figaro le nombre approximatif d’étudiants ayant recourt à la prostitution serait de 40 000 en France.

Dans cette partie nous avons étudiées les facettes multiples de la prostitution telle qu’elle agit en France. De nos jours, nous pouvons désormais affirmer que la prostitution reflète effectivement son époque en rapport avec la prostitution par internet. La prostitution « discrète » est dur à appréhender par ses actions sous-terraines. Et que la prostitution sur la voie publique est un fait toujours très présent et qu’elle prend des dimensions de plus en plus étendues. Ainsi nous pouvons déduire de cette partie que la prostitution est très active à tous les niveaux de la société.

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